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Comment la maternite révolutionne ses pratiques

 
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Ducoudray
Sage-femme

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Joined: 10 May 2012
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PostPosted: Mon 20 May - 16:32 (2013)    Post subject: Comment la maternite révolutionne ses pratiques Reply with quote

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Aller voir:

http://www.lemessager.fr/Actualite/Chablais/2012/02/06/article_comment_la_m…

ou

http://www.hopitauxduleman.fr/pages_fr.php/rubrique/28/305/311/comment-la-maternite-revolutionne-ses-pratiques.html


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Ducoudray
Sage-femme

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Joined: 10 May 2012
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PostPosted: Sun 26 May - 13:54 (2013)    Post subject: Comment la maternite révolutionne ses pratiques Reply with quote

avec le lien, c'est mieux? Ou le texte?

Comment la maternité révolutionne ses pratiques


L'obstétricien Grégoire Théry, la sage-femme Sandrine Begni et l'anesthésiste Richard Faitg.

La maternité des Hôpitaux du Léman a révolutionné ses pratiques en quelques années.

Objectif : se rapprocher des attentes des parturientes.



«Accoucher à la maison, ce n'est pas possible car nous avons besoin d'un encadrement médical en cas de problème. En revanche, nous tâchons que les femmes accouchent comme à la maison », souligne Grégoire Théry, gynécologue obstétricien à la maternité des Hôpitaux du Léman, plutôt fier d'avoir contribué à l'évolution des pratiques du service pour les rapprocher des attentes des patientes.
Depuis 2004, les praticiens thononais ont d'abord épuré leurs actes du superflu. « Par habitude, nous respections des procédures dont certains actes étaient relativement pénibles à supporter pour les patientes et qui ne se justifiaient pas scientifiquement. Lorsque cela ne remettait pas en cause la sécurité des patientes, nous avons modifié nos pratiques », explique Grégoire Théry. Et Sandrine Begni, sage-femme cadre, de donner quelques exemples : « Nous avons toujours appris qu'une femme enceinte ne pouvait ni boire ni manger pendant le travail. C'était compréhensible lorsque l'on utilisait beaucoup l'anesthésie générale. La péridurale a changé les choses à partir de la fin des années 80, mais l'obligation d'être à jeun pendant le travail s'était maintenue, par habitude. Aujourd'hui, une patiente peut manger et boire pendant le travail.
Cela à un effet psychologique important, on sort d'une logique de maladie
. »

"A la carte"
Autre exemple hautement symbolique : le nouvel usage de la péridurale. « Les anesthésistes ont mené une réflexion qui a abouti à développer la péridurale déambulatoire. Auparavant, la péridurale entraînait une perte de sensibilité des muscles qui imposait l'immobilité à la parturiente. En travaillant sur le dosage et les produits employés, nous avons allégé les conséquences de cet acte. Pendant le travail, nos patientes peuvent désormais déambuler dans le couloir », note Grégoire Théry.

Conséquences de ces changements de pratique, la maternité est en mesure de proposer un accouchement au plus près des demandes des patientes, presque "à la carte". « Il y a quelques années, lorsqu'une femme nous disait qu'elle voulait accoucher à quatre pattes, tout le monde ouvrait de grands yeux », s'amuse Sandrine Begni. « En fait, à partir du moment où cela n'entrave pas l'action des médecins, tout est possible en la matière. Nous refusons cependant de faire des accouchements dans l'eau, car en cas de complication, c'est beaucoup plus difficile à gérer . » L'accompagnement des parturientes s'est enrichi de nouvelles procédures (massages, acupuncture). « Nous recevons les femmes pour préparer l'accouchement. Nous leur demandons ce qu'elles souhaitent, comment elles voient les choses. Nous réfléchissons ensemble si c'est possible, et si cela ne l'est pas, nous expliquons pourquoi. Nous tenons compte du projet des femmes et nous inscrivons leurs souhaits dans leur dossier médical », explique Grégoire Théry.
Des pratiques qui contribuent également à réduire la durée d'hospitalisation (3 à 4 jours en moyenne). « Nous avons beaucoup travaillé là-dessus. Bien sûr, nous avons des contraintes économiques, sur le nombre de places disponibles, mais ce n'est pas ce qui nous a motivés. C'est une conséquence, mais ce n'était pas le but visé. »
JULIEN BERRIER



Le Messager Une démarche dynamisée par la fusion et la livraison du nouveau bâtiment de médecine « Nous avons fait des choix scientifiquement fondés mais qui rompent avec les habitudes », annonce Grégoire Théry, plutôt fier d'avoir participé à l'évolution des pratiques à l'oeuvre dans son service. « En 2004, la fusion des hôpitaux de Thonon et d'Evian a enclenché un processus. Puisqu'il fallait réunir deux équipes, autant le faire autour d'un projet médical innovant qui séduise tout le monde.
Avec l'ensemble des personnels, de l'aide-soignant au chef de service, nous avons donc mené une réflexion sur nos pratiques et sur les attentes des patientes
. » Et de résumer la démarche : « Nous sommes un hôpital de proximité, nous devons donc nous montrer attentifs aux préoccupations de nos patientes. » Par ailleurs, la livraison du nouveau bâtiment de médecine a permis à l'équipe de moderniser l'accueil des parturientes. « Nous avons pensé à concevoir un circuit déambulatoire, nous disposons d'une salle pour que les familles puissent se rencontrer en dehors de la chambre. Même les petits frères et les petites soeurs ont aujourd'hui un espace de jeu. L'environnement a aussi été travaillé, notamment grâce à l'apport d'artistes locaux  », se félicite le médecin.
Par ailleurs, si la maternité ne peut s'appuyer sur une "maison des parents", y est réservé en permanences deux chambres pour les mères des enfants prématurés. « Les mères dont l'enfant est en néonatalogie savent qu'elles auront toujours une chambre disponible juste à côté du service. Elles peuvent reprendre leur vie quotidienne et le soir revenir dormir auprès de leur enfant », explique Sandrine Begni. A noter que le coût de ce service reste abordable : 19 euros, soit le coût d'une chambre pour une journée d'hospitalisation. « De cette manière, nous rendons un vrai service public, humain », insiste Grégoire Théry.
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